Pensée pour Tito

Jean Louis Ugartemendia, Tito pour nous toutes et tous au club, nous a quittés, ce jour de solstice d’hiver où le jour est le plus court de l’année . Triste jour ! Tito était notre partenaire de vélo, notre copain, notre ami. Il avait fait une brillante carrière de rugby.  Il avait chaussé les crampons comme talonneur avec le SJLO pendant des années et avait été sélectionné en Équipe de France. Il participa à deux matchs internationaux et fut sélectionné comme remplaçant 8 fois, prêt à intervenir en cas de défaillance du titulaire avant le coup d’envoi, car après on ne remplaçait pas un joueur même KO, même gravement blessé, une fois le match commencé . C’était donc un sportif de haut niveau , craint pour sa puissance et sa présence   mais respecté pour sa loyauté sur un terrain. (Les caméras ne voyaient pas tout sur les terrains, à cette époque et il est possible que certains aient connu des anecdotes piquantes, invérifiables). Il tirait de ce passé une légitime fierté mais ne parlait de ces moments qu’avec humilité. « Tu sais, disait-il , tu es international mais le lendemain tu es toujours le même homme, rien n’a réellement changé » et c’est vrai qu’à cette époque d’amateurisme strict, ça ne changeait pas radicalement la vie des rugbymen.  Tito homme de sport collectif se mit au vélo après une vie professionnelle bien remplie   -l’épuration de l’eau n’avait aucun secret pour lui-.

On eut le plaisir de le découvrir au CCSSJLO,  il y a plus de vingt ans. Exigeant pour lui-même, ne voulant rien céder , ne voulant pas se laisser rattraper dans les phases d’ascension de cols en particulier, il gardait son esprit de sportif de haut niveau, gagneur et loyal. Certains ont encore présent à l’esprit ce Saint Jean de Luz/ Luchon de 350 km avec 5 cols mythiques où il s’arrêta contre son gré, avant le Tourmalet. Fallait-il qu’il soit patraque pour céder ainsi !

 Tito c’était ça mais c’était surtout un ami, toujours d’humeur égale, chaleureux, attentif, à l’écoute . Les chamailleries du samedi étaient   réservées aux « amis à plaisanterie » comme on dit plus au sud, avec humour, et rires. Sa maladie l’avait rendu plus philosophe encore , tout aussi humain , sans aigreur , reconnaissant à ceux qui l’accompagnaient dans cette mauvaise passe. Il était notre camarade de sueur, de souffrance parfois,  il était notre ami. Il va nous manquer le samedi au club et sur les routes du pays basque. À son épouse Marthia, à tous les siens, à tous ses amis nous disons notre peine et notre sympathie .

 Salut Tito !  Que la terre te soit légère 

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